Un peu de tout et de tout un peu

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Brèves


Médecine générale : Slow medicine


Les essais cliniques, méta analyses et guidelines servent les besoins de preuves scientifiques. Mais les réflexions personnelles des médecins de famille ne sont pas à ignorer car elles répondent à d’autres besoins.  La médecine générale est une « slow médecine » qui n’a rien à voir avec la médecine hospitalière ou la médecine d’urgence. La médecine générale peut prendre son temps pour négocier avec le patient ce qui est le mieux pour lui.  Les patients âgés et/ou avec pathologies chroniques et problèmes sociaux nécessitent une prise en charge dont le rythme permette la négociation et la prise en considération des plus petits éléments de la vie quotidienne. La médecine générale, centrée sur la relation, est plus à même de se focaliser sur la vie des patients plutôt que sur des recommandations générales et impersonnelles.  

Marnocha M. What truly matters: relationships and Primary Care. Ann Fam Med 2009; 7:196-19


25/07/2016
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Pour présenter les choses avec prudence ...

"Drame de l'islamophobie : un jeune homme d'origine maghrébine, lâchement agressé dans le Thalys Paris-Amsterdam par des Américains et un Anglais, qui, pétris de préjugés islamophobes, l'ont soupçonné de terrorisme en le voyant avec une kalachnikov à la main. Le jeune homme en question avait juste ramassé cette arme trouvée par hasard dans la rue et pour éviter qu'elle ne tombe entre les mains de personnes malfaisantes avait décidé de l'emmener avec lui dans le Thalys. Le jeune homme a déclaré qu'il était médusé des accusations portées contre lui alors qu'il avait seulement en vue d'utiliser l'arme pour convaincre quelques passagers de lui payer son billet pour réaliser son rêve qui était de visiter Paris."


25/08/2015
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A décharge des jeux video

Plusieurs études ont été publiées concernant les risques liés aux jeux video : diminution du rendement scolaire, addiction, convulsion, agressivité, sédentarité et obésité. Mais une revue systématique publiée par l’American Journal of preventive medecine a démontré que les jeux video ont toutefois la capacité d’améliorer la santé dans toute une série de domaines et dans plusieurs groupes sociodémographiques. Des résultats positifs ont ainsi été rapportés pour les thérapies physiques, psychologiques et pour l’exercice physique. Vu la diffusion planétaire de ce type de jeux, si les gens ne peuvent quitter leur écran autant l’utiliser de la meilleure manière possible. Après tout « L’individu est plus proche de lui-même quand il est sérieux comme un enfant qui joue” (Héraclite)

Source :

Primack BA, Carroll MV, McNamara M, et al. Role of video games in improving health-related outcomes: a systematic review. Am J Prev Med. 2012; 42: 630-8. (Review)www.scivee.tv/node/48059


21/08/2015
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Ado... rable

" Les adolescents ? Tous des pervers sexuels ... sauf mon fils ou ma fille bien sûr !" Voilà comment on pourrait présenter de manière caricaturale les résultats d'une enquête  menée par des chercheurs de l'Université de l'état de Caroline du Nord à propos de la perception de la sexualité de leurs enfants par des parents. La plupart des parents interviewés étaient en effet convaincus que leurs enfants adolescents n'avaient aucun intérêt pour la sexualité et a fortiori n'avaient jamais eu aucune relation sexuelle. Mais ces mêmes parents voyaient les autres adolescents comme des "prédateurs" sexuels possibles. //www.sciencedaily.com/releases/2010/05/100503111517.htm


23/04/2014
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Romans roses : not sex safe

Souvent critiqués pour leur mièvrerie et l'idéalisation de rapports
hommes-femmes totalement opposés à l'idéal de l'émancipation féminine, les romans à l'eau
de rose se voient montrés à nouveau du doigt et cette fois par les médecins.
Un article publié par le Journal of Family Planning and Reproductive Health
Care (J Fam Plann Reprod Health Care 2011; 37: 179-81 doi:
10.1136/jfprhc-2011-100152.) reproche aux auteurs de cette littérature de ne
pas promouvoir  le préservatif.  Ce dernier, en effet,  n'est évoqué que
dans à peine un sur dix de ces romans et encore, l'héroïne le refuse pour ne
pas créer de barrière entre elle et son bien-aimé. Cette vision des choses
est jugée inquiétante par les auteurs de l'article qui estiment que ces
romans créent ainsi une concurrence déloyale à l'information médicale qui
peine quant à elle à faire passer des messages corrects en terme de
prévention de grossesses non désirées et de maladies sexuellement
transmissibles.  Cette inquiétude semble justifiée : il ressort en effet d'une
enquête que les lectrices de ces histoires se montrent plutôt réfractaires à
l'usage du préservatif considéré comme tuant le romantisme. El.M 


23/04/2014
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Dodo l'enfant do

Une étude publiée dans le Journal of Epidemiology & Community Health et menée auprès de 11 mille enfants âgés entre 3 et 7 ans démontre que le développement des capacités cognitives du cerveau est déterminé par la régularité de la mise au lit. Peu importe l'heure du coucher, mais il est important pour nos petits qu'ils aillent au lit tous les jours idéalement à la même heure. EL.M
Source : //jech.bmj.com/content/early/2013/06/25/jech-2012-202024 


23/04/2014
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Habemus papam : celui qu'on n'attendait pas

 

Un pape argentin issu de l'immigration italienne et qui choisit de s'appeler François, comme le saint d'Assises qu'on appelait Il poverello. Il paraît qu'il ne vivait pas au palais épiscopal de Buenos Aire et qu'il circulait en métro. Ca correspond à l'image de simplicité qu'il a donnée de lui ce soir : un discours bref et simple axé sur le thème de la fraternité, rien de pompeux, il demande qu'on prie pour lui et il  termine son premier contact avec les fidèles  en souhaitant tout simplement bonne nuit.

Moi je crois que le Saint Esprit a très bien travaillé et je souhaite un excellent pontificat au pape François Ier. Nul doute qu'il sera critiqué comme les autres lorsqu'il continuera à défendre les valeurs évangélique. Mais je lui fais confiance.


13/03/2013
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Les livres comme remèdes

L'Angleterre suivant en cela l'exemple du pays de Galles, du Danemark ou de la Nouvelle Zelande, autorise désormais les médecins à prescrire des livres pour lutter contre la dépression et les troubles mentaux légers en lieu et place de médicaments. Attention, pas question toutefois de prescrire n'importe quoi. Les médecins ont reçu une liste de trente "ouvrages médicaments" à conseiller à leurs patients qui pourront aller les chercher en bibliothèque puisque les bibliothécaires ont reçu aussi la dite liste afin de pouvoir proposer ces livres aux patients... 

Quelle merveilleuse idée que d'envoyer les patients dépressifs chez les libraires au lieu des pharmaciens. Un livre matin, midi et soir et même à la demande. A consommer à petites doses ou à dévorer en une fois.  Et pour ma part je ne me limiterais pas aux livres recommandés par les instances académiques. Je partage l'avis de Montesquieu qui affirmait qu'une heure de lecture est un remède souverain contre  les dégoûts de la vie.  Voilà une excellente alternative aux tranquillisants, somnifères et antidépresseurs ! 

21/02/2013
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Les médecins ne prêchent pas par l'exemple

Le Jama (journal of the American medical association  publie une étude épidémiologique réalisée par des chercheurs californiens de l’ Ucla School of public health di Los Angeles ayant porté sur près de 500 médecins d’amérique du Nord (USA et Canada), dont les résultats montrent qu’aux States 53% de ceux-ci sont obese ou en surpoids, plus d’un médecin sur deux ne respecte pas les recommandations pour un mode de vie sain. Les médecins canadiens ne font pas mieux avec 55% d’obèses chez les hommes et 25% de surpoids chez les femmes. De l’analyse des aliments offerts au cours des congrès, séminaires et autres formations médicales, les chercheurs ont constaté une abondance de plats riches en acides gras insaturés et donc peu adaptés pour ces périodes passées en position assise à écouter les autres, avec absence totale d’espaces prévus pour s’adonner à un peu d’exercice physique. Cette situation n’est pas spécifique à l’Amérique du Nord … bref question de donner l’exemple, les médecins ne sont pas vraiment au top. El.M (rédigé pour Lettre du médecin)

Source :

//jama.jamanetwork.com/article.aspx?articleid=1556156#qundefined


09/02/2013
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